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Aujourd’hui,
à Bois le Roi, la nature est encore très présente.
Si, bien sûr, quand on parle de nature, la Seine et le massif forestier de
Fontainebleau viennent tout de suite à l’esprit,
une troisième composante tout aussi importante est
constituée des bois
et jardins et des arbres privés ou non qui
s’offrent à la vue.
La
commune s'agrandit et s’urbanise aux dépens de ces
bois et jardins, substituant des constructions aux
arbres.
Il
est cependant encore temps de veiller à l’insertion la plus
harmonieuse et la plus respectueuse possible des
nouvelles constructions.
Le projet, dans ses caractéristiques
actuelles, ne va pas dans le sens de cette insertion.
Faudra-t-il
en effet s’habituer à un bâtiment implanté dans
un endroit bruyant qui oblige à vivre avec le fenêtres
fermées,
à la disparition des arbres qui bordent ce coté de
l’avenue de la forêt, à des murs de béton
Il
faudrait déjà que les utilisateurs du nouveau bâtiment scolaire près
de l’église, s’habituent au défaut de conception
de ce bâtiment et souffrent de la chaleur dans les
nouvelles classes parce que l’architecture du bâtiment
ne permet pas de se protéger du soleil pendant les périodes
chaudes.
Il
faudrait aussi s’habituer à l’esthétique des
vestiaires du stade et à l’implantation du nouveau
centre de loisir à quelques centimètres des tombes
du cimetière.
Toutes
ces constructions ne sont pas là pour quelques années.
Pour
celles à venir, il est encore possible de modifier
les projets et d’éviter des erreurs que le temps
n’effacera pas.
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Chronologie des initiatives de
l’association pour trouver un compromis avec la
mairie concernant
le projet de centre culturel
Depuis, que nous avons eu une connaissance précise
du projet de construction d’un centre culturel à
travers l’examen du dossier du permis de construire délivré
le 30 janvier 08, nous avons cherché à différents moments à trouver
avec la mairie un compromis prenant en compte certaines
de nos remarques.
class="MsoNormal" Ainsi le 29 mars 2008, à notre demande, une réunion s’est
tenue avec l’adjoint à l’urbanisme et l’adjoint
en charge des associations et de la culture. Au cours
de cette réunion, l’association a demandé des
modifications touchant notamment à l’aspect extérieur
du bâtiment.
Cette réunion sera hélas sans effet.
Le 21 avril, la mairie rejetait notre
recours gracieux sans même évoquer cette réunion.
class="MsoNormal" Le
dépassement du COS (coefficient d’occupation du
sol), le non respect de la hauteur autorisée dans la
zone ainsi que la règle du recul de 15m, l’impact
sur l’espace boisé, l’absence de solutions
satisfaisantes pour le stationnement dans la journée
ne sont pas des problèmes pour la mairie.
L’argument final est résumé en fin de ce courrier :
« vous vous y ferez ».
Le
recours gracieux est consultable ici
Pour
la réponse de la mairie à notre recours gracieux, cliquer
ici
Le 28 mai 2008,
nous avons envoyé un courrier à tous les élus.
« ….D’autres implantations pou le centre culturel sont
possibles. L’une d’entre elles réunit beaucoup
d’atouts. Située à proximité du collège et des écoles,
à 10 minutes à pied de la gare,
elle offre non seulement un environnement très
favorable mais aussi un accès facile pour le public et
notamment pour le public d’âge scolaire. Financièrement,
cette solution présenterait des avantages : moins
de travaux de terrassement et de voiries. C’est
d’autant plus indispensable que le coût du projet
chiffré à 940 000 euros en 2003 s’est envolé
et s’élève maintenant à 2 300 000 euros.
Une étude d’implantation à cet endroit a été
faite. Il serait pour le moins normal qu’elle soit
communiquée.
Une construction ne se déplace
pas. Elle sera là pour plusieurs générations. Sauf
à compter sur l’accoutumance des utilisateurs aux
nuisances, espoir
bien peu respectueux, le choix de
l’implantation se doit d’intégrer les points
ci-dessus. Dans l’état du projet, c’est possible.
Prendre 6 mois de plus, c’est raisonnable au regard
des dizaines d’années d’utilisation à venir. De
plus nous sommes au début d’une nouvelle mandature
de 6 ans, ce qui laisse tout à fait
le temps de la réaliser au cours de celle-ci.
Nous le ressentons tous, sur ce
sujet comme sur bien d’autres, la concertation
n’est pas ce qu’elle devrait être. Beaucoup
d’habitants en font directement, eux aussi, l’expérience.
Leurs remarques et
propositions ne reçoivent pas le minimum de
considération. Les dossiers sont déjà bouclés quand
ils sont présentés. Il s’agit d’en prendre acte
plutôt que d’en discuter.
L’association, elle-même,
s’est retrouvée très souvent dans cette situation.
De
fait, nous avons le sentiment, comme beaucoup
d’habitants, de
nous heurter bien souvent à un mur.
Nous ne demandons pourtant qu’à sortir de
cette situation dans laquelle on voudrait nous
enfermer. Il suffit pour cela que plusieurs options
soient encore ouvertes et présentées avant toute décision
sur des dossiers importants……
Les générations actuelles bénéficient
déjà d’un environnement favorable pour l’école
maternelle, l’école des Viarons, le centre de
loisirs. Si
on remonte dans le passé,
tout le monde ne peut que se féliciter du choix
des élus de l’époque
d’implanter la mairie elle-même au milieu
d’un parc.
Qu'en sera-t-il du centre
culturel ? ….»
La
lettre dans son intégralité
Dans sa réponse, la mairie réaffirme que pour
elle l’endroit choisi est le meilleur.
Le 18 juin,
un nouveau message du président de l’association était
adressé au maire ainsi qu’à 3 de ses adjoints :
« Compte tenu de l'état du projet
de centre culturel et du fait qu'aucune
de nos propositions aient été retenues, vous ne
serez pas surpris de savoir que l'association a engagé
un recours au tribunal administratif.
Je tiens à vous
en faire part directement.
Ce recours est un recours conservatoire
et l'association est prête à le retirer si vous
acceptiez des évolutions du projet plutôt que de
rester dans une position fermée.
Il doit être possible de trouver une solution
acceptable.
Dans cet esprit, nous sommes prêts à vous rencontrer au cours de
l'été ».
Ce message n’a pas eu de réponse de la part de la
mairie.
Le 2 septembre,
une nouvelle demande de rendez-vous est adressée à l’adjoint en charge de la culture.
Celui-ci
accepte de nous revoir le 8 septembre.
Au cours de
cette réunion, il fait état, à la grande surprise de
l’association, d’une réflexion de la mairie sur le
recul de 15 m du bâtiment. L’association
prend note de cette information qui, si elle était
confirmée par la suite, serait considérée par elle
comme un changement tout à fait de nature à mettre
fin au contentieux.
Ø
Hélas,
cela n’a pas été le cas.
Qui plus est, nous découvrirons plus tard qu’un
permis modificatif concernant le centre culturel a été
délivré le 24 septembre 2008. Celui-ci porte sur
principalement sur un nouveau calcul des surfaces du bâtiment
et aucun des points que nous avons soulevés n’est
pris en compte.
Dans
le bulletin n°35 d’octobre
2008, l’association présente une photo du
terrain situé à droite de l’allée qui mène au
collège et reprend les raisons qui devraient le faire
choisir pour implanter le centre culturel. Ce bulletin
restera sans échos de la part de la mairie.
Suite à tous ces refus de discuter,
l’association décide, le 18 décembre 08, de déposer
une demande de suspension du permis de construite auprès
du juge des référés du tribunal administratif de
Melun.
Le 18 janvier 09,
le tribunal administratif rejetait notre demande de
suspension considérant que nous avions trop tarder
pour la déposer et que nous n’avions pas apporté
des arguments démontrant l’urgence à suspendre le
permis sans attendre le jugement sur le fond.
Or le dépôt de cette demande de référé vient au
terme des démarches que nous avons faites auprès de
la mairie et en matière d’urbanisme, compte tenu du
caractère la plupart du temps irréversible des
destructions d’un site lors d’une construction,
l’urgence est présumée.
Aussi nous avons déposé, auprès du Conseil d’Etat,
un pourvoi en cassation contre ce rejet du référé.
Contrairement à ce qu’a laissé entendre le Tambour
de Ville de février, le permis de construire du centre
culturel fait toujours l’objet d’un recours en
annulation au tribunal administratif de Melun.
Le
tribunal administratif appréciera dans quelques mois
le bien fondé des moyens qui plaident pour une
annulation du permis de construire de ce centre
culturel.
La mairie a craint sans doute de ne pas arriver à ses
fins si elle acceptait de discuter avec tous ceux qui
pensent que le projet de centre culturel dans sa forme
actuelle présente beaucoup de défauts. Aussi, elle
s’est empressée, jeudi
12 mars, de
faire abattre les chênes centenaires en parfaite santé
qui la gênaient.
Le 16 mars dernier,
le conseil d’Etat a déclaré recevable notre
pourvoi en cassation de l’ordonnance rejetant
notre demande de suspension. Or dans une affaire
similaire, le Conseil d’Etat a réaffirmé une
jurisprudence qui conforte la demande de suspension
qu’a engagée l’association.
Le
14 octobre, le conseil d'état suspend le permis de
construire pour non respect des règles du PLU,
notamment sur l'alignement et le stationnement.
En effet, pour respecter les dispositions du Plan Local d’Urbanisme qui prévoit, avec sagesse, que tout équipement public dispose de places de stationnement correspondant à ses activités,
il faudrait créer, dans le parc des Chardonnerets plus d’une soixantaine de places avec les voiries correspondantes.
Ces stationnements déboucheraient dans la petite rue Gustave Mathieu, manifestement pas adaptée à ces flux et seraient une aubaine pour les utilisateurs de la gare. Cela conduirait à la mise en place de mesures contraignantes pour faire respecter la destination de ce stationnement et ferait supporte aux riverains de la rue Gustave Mathieu des nuisances importantes.
La conséquence serait aussi la quasi disparition de l’aspect naturel du parc des Chardonnerets qui serait définitivement défiguré.
Une telle solution irait à l’encontre des engagements de la mairie qui a toujours mise en avant sa volonté de préserver ce parc.
Dans la brochure distribuée il y a quelques
mois encore, elle faisait même du maintien du parc une condition du bon fonctionnement de l’espace culturel ‘afin que les activités de lecture et d’expression artistique, bénéficient d’un cadre verdoyant et apaisant’.
La mairie pousserait-elle son entêtement jusqu'à essayer
de faire passer un nouveau permis en reniant tous les
engagements qu'elle a pris depuis 5 ans ? Faut-il
pousser jusqu’à l’absurde les conséquences d’un choix initial d’implantation peu approprié
?
La
justice s'étant maintenant prononcée sur ce projet, nous
espérons
enfin pouvoir ouvrir la discussion et repartir sur de nouvelles bases. C’est la voie qui permettra de lever les obstacles à la réalisation d’un équipement attendu.

L’abattage
des arbres centenaires, pour rien,
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